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Chapitre I : L'ombre de Teemo

Chapitre I : L'ombre de Teemo
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La chaleur écrasante de Tatooine pesait sur les rues poussiéreuses de Mos Shuuta. Quatre silhouettes surgissaient dans la lumière aveuglante des deux soleils, le souffle court, la peur aux talons. Derrière elles, des rugissements gutturaux retentissaient : les gamorréens de Teemo, massifs et brutaux, s’élançaient à leur poursuite.

Dans ce fourmillement de poussière et de sueur, ces quatre destins s’étaient croisés. Ils se connaissaient depuis peu, réunis par l’opportunité et par une même difficulté à supporter les injustices. C’est précisément ce qui leur a valu leurs ennuis actuels, de s’être bêtement interposés lors d’une altercation ou des gamorréens de maître de Mos Shuuta menaient la vie dure à un groupe de jeunes esclaves. Depuis, Teemo le hutt, considère qu’ils ont une dette envers lui, dette dont ils n’ont pu s’acquitter à temps…

Shanoarrh, le Wookiee à la haute stature, serrait son arbalète énergétique. Son pelage sombre, luisant de sueur, se hérissait à chaque rugissement qui se rapprochait. Il avait perdu son vaisseau aux mains d’un Hutt rival, Bargos, et portait sur ses larges épaules le poids d’une dette écrasante. Son instinct le poussait à l’espace, mais ses chaînes le retenaient encore sur ce monde aride. L’histoire de son clan, tragiquement réduit en esclavage, le pousse à une haine incontrôlable envers les trandosiens.

À ses côtés, Mak Eshka’rey, le Bothan élégant au costume trop raffiné pour ces terres rudes, trébuchait maladroitement, l’air de celui qui n’avait jamais été fait pour courir ainsi. Il avait grandi à l’ombre d’un conseiller bothan véreux, goûtant aux privilèges autant qu’aux intrigues, et n’avait pas vraiment choisi sa place dans cette galaxie. Son blaster léger pendait à sa ceinture, mais ses armes véritables restaient ses mots et ses sourires.

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Derrière eux, Rosa Bal, Balosar dissimulant ses antennes sous une chevelure blanche. La silhouette gracieuse avançait d’un pas déterminé malgré ses prothèses métalliques. Son bras cybernétique, bardé de circuits et d’armes cachées, disait assez ses talents de mécanicienne et sa dureté forgée à l’orphelinat. Elle avait appris à survivre dans les bas-fonds, et son attachement farouche aux orphelins la liait encore au milieu des contrebandiers et autres criminels.

Enfin, Nal’Ria, la Twi’lek à la peau violette, jetait des regards pressés vers les ruelles alentour, son souffle haletant dissimulant à peine la concentration intérieure d’une femme guidée par un instinct plus ancien que les autres. Elle vivait comme une chasseuse de primes, mais ses gestes trahissaient une discipline d’un autre âge. Elle avait connu le Temple Jedi avant qu’il ne soit réduit au silence par l’Ordre 66. Elle portait, bien caché, un sabre d’entraînement oublié et des talents qu’il valait mieux taire.

Leurs pas résonnaient sur les dalles brûlantes, tandis que la cité s’ouvrait devant eux comme un labyrinthe hostile.

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